Présentation du rapport d'échec 2015

Par David Damberger
Directeur général, M-KOPA Solar Tanzania

« Reconnaître NOS PROPRES ÉCHECS… ne fonctionnera pas. » C’est ce que j’ai dit lorsque j’étais directeur des programmes de l’Afrique australe pour l’équipe de gestion nationale d’Ingénieurs sans frontières (ISF). C’était au même moment où l’idée d’un rapport échec était en pleine émergence, en 2008. Je plaidais que ce n’était pas ISF qui ne replissait pas ses engagements, mais le secteur du développement international que nous essayions d’améliorer en raison de son manque de transparence et de responsabilité. J’avais peur de m’avouer que nous ne savions pas vraiment ce que nous faisions. Je redoutais également le fait que l’on ne savait pas comment résoudre le problème. Je ne voulais pas risquer de voir notre réputation endommagée ou notre financement coupé en admettant que le fait de soutenir la gestion des coopératives de transformations agricoles et les programmes de technologie appropriée dirigée par des ONG ne fonctionnât pas.

Depuis, sept ans se sont maintenant écoulés et le Rapport d’échec annuel d’ISF est probablement le projet qui a le plus contribué à améliorer la transparence et la responsabilisation du secteur du développement international que tout ce que j’ai jamais pu mettre en pratique en tant que Directeur ISF. En exposant les erreurs qui sont commises à maintes reprises dans nos secteurs atones, ce rapport nous a contraints à avoir une honnête conversation sur les actions que nous accomplissons et sur les raisons pour lesquelles nous les faisons. Le rapport a permis de révéler les profonds défis structurels qui sont inhérents au secteur à but non lucratif et qui limitent les capacités des organismes – aussi bien intentionnées et qualifiées soient-elles – qui se voient dans l’obligation de respecter les exigences des donateurs, et ce, au détriment de la population qu’ils sont censés servir. Le rapport nous a ouvert les yeux sur les manières dont nous pouvons nous améliorer : s’entraider davantage, tout comme Emma Cabrera-Aragon l’explique dans Les leçons oubliées : Eau pour le monde 2015; améliorer notre façon de partager en suivant la structure de Boris Martin dans Une mauvaise récolte pour l’échec; être plus efficace dans nos apprentissages comme le propose Jonathan Haley dans La chasse aux suppositions, ou apprendre de ses échecs dans un contexte entrepreneurial.

Ce qui est plus important encore, c’est que le rapport nous a contraints à nous poser les questions difficiles en plus de nous forcer à remettre en questions notre vieille croyance enracinée qui supposait que le moyen le plus efficace pour aider à bâtir un monde meilleur se résumait à soutenir uniquement les organismes sans but lucratif et les gouvernements. L’analyse de nos réponses à ces questions nous a guidée vers notre modèle actuel d’investissement dans des initiatives. Nous avons pu constater, par le biais d’initiatives sociales à but lucratives, qu’il y avait un mécanisme structurel possible qui permettait de s’assurer que les organismes soient tenus responsables envers leurs bénéficiaires. Ma femme et moi travaillons actuellement dans le secteur « entreprise sociale » en Afrique de l’Est et nous pouvons attester haut et fort que cette approche fait en sorte que nos entreprises sont bien plus responsables et transparentes. Avant qu’il soit possible d’affirmer que ce secteur soit véritablement efficace à grande échelle, il a encore de nombreux défis à surmonter et de nombreux échecs à se produire qui, à leur tour, devront être identifiés afin d’en tirer des leçons.

Ce qui permet à ISF de parler si ouvertement de ses échecs est sa détermination à inspirer l’innovation par la réflexion et la communication. Avant de vous lancer dans la lecture du Rapport d’échec de cette année, je vous encourage à relever le défi et de vous joindre au mouvement en ayant le courage d’entamer la conversation, peu importe d’où vous venez ni où vous allez.

Sincères salutations,

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David Damberger


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