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J’ai échoué à reconnaître l’échec

Par David Boroto, Université de Toronto

L’éducation secondaire a été très facile pour moi. Je mettais d’efforts pour mes études. Je fais tous les devoirs comme demandé, cherche de l’aide des professeurs lorsque j’en ai besoin et souvent passe mes soirées de vendredi à étudier (avant d’entamer quelques jeux de FIFA contre mon collègue de chambre) J’étais fier de mon éthique de travail. Poursuivre l’éducation supérieure a été un parcours naturel pour moi. Je m’en souviens que depuis jeune âge, je faisais des devoirs dans la voiture parce que je voulais finir le plus tôt possible. Cependant, depuis que j’ai commencé mes études à l’Université de Toronto, j’ai échoué à m’adapter aux défis qui étaient différents de ceux de l’école secondaire. J’ai également perdu mon éthique de travail dont je prenais de la fierté.

La deuxième année a été particulièrement difficile. J’étudiais dans un programme de génie à l’Université. Il est reconnu que la deuxième année de notre programme est la plus difficile. À la fin de la première session, j’ai manqué la plupart de mes lectures, n’ai pas fait les devoirs et ai passé beaucoup de temps à regarder Netflix ou jouer à Hearts sur mon cellulaire dans ma chambre. Mes collègues gageaient à quelle en après-midi je me réveillais. Ce n’était pas moi et je ne comprenais pas pourquoi. Je jetais toute la faute sur l’horrible Toronto et mon appartement si minuscule et si noir. Ces sont les causes de l’environnement externe qui me rendait de même. Comme mon niveau de stress était haut, mes notes ont chuté et ma santé mentale a détérioré. Je n’avais pas pris soin de moi-même.

Ce que j’ai réalisé maintenant, un an après, est que j’avais tort de chercher des excuses pour mes conditions malgré le fait que mon état a amélioré. J’étais toujours fatigué et non-motivé. Il était clair que ce que je devais faire est de chercher des causes à la racine, c’est-à-dire moi-même et de ne pas blâmer tout le monde d’autre pour mes difficultés. J’ai échoué à identifier les causes de mon stress et pire encore, je n’ai pas développé des solutions à résoudre mes problèmes. Regarder en arrière, la deuxième année est une occasion pour la réflexion et l’apprentissage sur soi-même, surtout de comment me motiver lorsque je suis découragé. En fait, m’isoler dans ma chambre a empiré mon état mental. Maintenant, j’ai réalisé à quel point qu’il est important de consulter mon réseau de soutien et de parler des mes émotions avec les autres. Je réalise que je n’ai pas pris du temps à connaître moi-même et a échoué de faire face aux nouveaux défis. J’étais trop habitué à moi du secondaire. J’ai échoué à développer de bonnes habitudes et des techniques de motivation lorsque je suis découragé. En ce moment, je travaille toujours à me découvrir et cherche ce qui est de meilleur pour moi-même. J’ai appris à chercher des causes en soi-même lorsque les problèmes émergent. Jeter la faute sur des causes externes n’améliore pas la situation.

Il est intéressant que j’ai passé mes dernières semaines à réviser le rapport des échecs. J’ai essayé à pousser les auteurs à réfléchir profondément sur leurs échecs et leur ai encouragé à prendre la responsabilité pour leur échec comme ce que j’aurai du faire. Je me réjouissais de l’opportunité d’apprendre sur les expériences d’échec de près.

David Boroto a habité au Yorkton, Saskatchewan et à Victoria, British Columbia. Il est présentement un étudiant de troisième année en génie à l’Université de Toronto, avec une spécialisation en génie des infrastructure. Il est le président de l’apprentissage des membres à l’ISF de l’université. Il constitue ⅓ de l’équipe des échecs responsable de l’édition de ce rapport.  

 

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