EWB in 2016

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Découvrir de nouvelles pistes sans perdre de vue notre fil d’Ariane

GenevieveHughesPar Genevieve Hughes, agente de programme, WASH-Catalysts

Cette année, nous avons pris une nouvelle initiative visant à faciliter la stratégie de transition d’un vaste projet d’ONG mené dans un district du Malawi. En tant qu’intermédiaires entre l’ONG et l’administration du district, nous avions pour mandat de déterminer les ressources institutionnelles nécessaires aux réalisations découlant du projet. Quand l’ONG s’est vu contrainte de suspendre ses activités pendant des mois, nous avons eu la même réaction que lorsque nos partenaires gouvernementaux prennent du retard dans leur échéancier. Face à un défi que nous avions l’habitude de relever, mais qui impliquait un partenaire peu connu, nous n’avons pas réussi à sortir des sentiers battus.

Nous n’avons pas agi au moment opportun. Les objectifs de notre mandat portaient sur la possibilité qu’avait le gouvernement de soutenir les améliorations réalisées en collaboration avec ses partenaires de l’ONG; le rôle de cette organisation dans le cadre de la transition n’était donc pas essentiel à l’avancement du projet. Nous avons mal appliqué nos stratégies. Ayant l’habitude de travailler avec les échéanciers imprévisibles de l’innovation dans la fonction publique, nous avons conservé la même approche et attendu notre partenaire plutôt que de remettre en question l’approche en soi. Somme toute, nous n’avons pas été de l’avant lorsque cela aurait été nécessaire; nous avons suivi le contexte plutôt que de nous orienter vers les changements désirés. Il aurait été préférable de ne pas attendre aussi longtemps l’ONG et d’avancer sans elle. L’ONG aurait été en mesure de se joindre à nous une fois affranchie de ses contraintes.

En tant qu’équipe accordant la priorité à la gouvernance, nous comprenons et valorisons une évolution lente, et la patience que nous démontrons envers ce rythme caractérise tout particulièrement notre travail. Notre cadence est déterminée par le gouvernement, puisqu’il doit en être ainsi. En revanche, lorsque nous ne collaborons pas avec des institutions permanentes, ce qui a été le cas pour la première fois cette année, notre rythme n’est alors dicté par personne, ce qui nous permet de travailler librement et de nous adapter rapidement. Cette différence cruciale nous a échappé.

L’administration du district nous a fait part de ses réactions quant à l’inertie temporaire de notre travail. Nous avons évalué la situation à nouveau et compris, tout bien considéré, que nous pouvions aller de l’avant. Plutôt que d’attendre la participation de l’ONG, nous avons pris les rênes et commencé le travail. Malgré les retards encourus à la suite de notre échec, nous avons rectifié le tir et redéfini nos buts en fonction de l’échéancier de notre partenaire principal : l’administration du district.

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